Légende de fantômes et d’esprits



 

  Il y a quelques temps maintenant, j’avais reçu chez une moi famille taïwanaise. Avant de me quitter, ils m’avaient recommandé une série télé intitulée The Teenage Psychic qui, bien qu’il n’y eût que cinq épisodes, était pour eux tout à fait intéressante. Le thème principal en était les fantômes. Mon amie, qui pensait que j’avais le don de voir les esprits, m’avait donc recommandé cette série, même si je suis une personne des plus ordinaires.

 

Sophia

 

  The Tennage Psychic est une série inspirée d’une histoire vraie, celle d’une jeune femme, Sophia. Curieux, j’avais souhaité suivre un certain nombre de débats télévisés dans lesquels Sophia reprenait l’histoire racontée dans la série. J’eus, en l’écoutant, l’impression très positive d’une personne honnête et sincère. Les présentateurs l’assommaient souvent de questions sur l’au-delà, et lorsqu’elle ne savait pas leur répondre, elle le reconnaissait en toute humilité. C’était là une réaction bien différente de celle qu’ont ces charlatans qui, bien que ne sachant rien, inventent toutes sortes d’élucubrations pour étaler un talent dont ils sont dépourvus.

  La renommée de Sophia venait notamment de ce qu’elle était capable de voir les fantômes depuis qu’elle était en bas âge. Ainsi, par exemple, avait-elle remarqué, alors qu’elle était encore une enfant, que sa grand-mère, décédée depuis un certain temps, l’accompagnait quotidiennement à l’école, ou que certains membres disparus de sa famille, à l’instar de son cousin par exemple, venaient, le soir, la visiter. Naturellement, la famille de Sophia ne manquait pas d’être effrayée en voyant, de temps à autre, cette enfant servir du thé à des êtres invisibles !

  Lorsqu’elle eut une quinzaine d’années, sa popularité grandit si bien que de nombreuses familles vinrent la solliciter pour communiquer avec leurs morts. Elle passa donc de longues heures dans les funérariums, répondant aux questions des vivants qui voulaient connaître les dernières volontés, les ultimes messages des morts. Cependant elle rappelait à qui voulait l’entendre qu’elle ne voyait pas systématiquement les fantômes, ou qu’elle ne pouvait échanger avec eux que durant une minute ou une heure, avant qu’ils disparaissent. Parfois encore l’esprit d’un mort pouvait pendant plusieurs jours l’honorer de sa présence.

  De son côté, Sophia ignorait pourquoi elle avait ce don de voir les défunts. Dans les sutras se trouvent les réponses aux questions auxquelles Sophia ne savait que dire. Le Bouddha a expliqué en effet que, dans notre univers, il existait six chemins de réincarnation : le chemin du paradis, celui de l’enfer, celui de l’humanité, celui des animaux, celui des asuras et celui des fantômes. Le bouddhisme évoque par ailleurs l’idée d’un corps intermédiaire, le bardo, qui permet d’assurer la transition entre deux incarnations. Le bardo possède les mêmes huit consciences que celles dont dispose un être humain, et s’alimente par l’intermédiaire de son odorat. Ainsi se nourrit-il de parfum d’encens par exemple, ou de la vapeur d’une autre matière en combustion. Il est capable également de voler et de se déplacer à une vitesse inimaginable dans d’autres espaces, aussi lointains soient-ils. A l’instant où il voit deux personnes en train de copuler, s’il ressent envers elles des affinités karmiques suffisamment fortes et qu’elles soient animées de la flamme du désir sexuel, il entrera dans le ventre de la mère, au moment où le spermatozoïde pénètrera dans l’ovule. Après qu’il aura intégré le corps de la mère, le bardo disparaîtra. Précisons enfin qu’il est impératif de se réincarner sous les quarante-neuf jours après le décès.

  Toutefois, il existe deux exceptions : les grands bodhisattvas et les êtres meurtris par de très graves péchés. Un bodhisattva détermine en effet où il veut naître. Quant aux grands pécheurs, ils n’ont pas même le temps de créer un bardo, qu’ils sont précipités en enfer.

  Il m’arriva moi-même, à plusieurs reprises, de rencontrer des fantômes. Lors, par exemple, d’un déplacement dans les Alpes, je m’étais arrêté pour la nuit dans un hôtel de Lyon. Je ne manquai pas alors de découvrir avec surprise, après que je me fus couché, qu’elle était déjà abondamment occupée. Parmi ces « locataire » se trouvaient des Français et deux ou trois Asiatiques. On eût dit qu’une fête s’y déroulait, en sorte que je fus dérangé par le bruit. Ces curieux personnages m’adressèrent quelques mots, ce qui, avec en plus le vacarme insupportable qu’ils faisaient, me jeta dans une colère noire car, ayant payé pour avoir le calme, je ne voulais naturellement pas être ainsi réveillé au moment d’aller me coucher.

  Soudain, je vis un jeune garçon blond traverser le mur. Je me levai alors pour aller aux toilettes, qui étaient elles-mêmes occupées par plusieurs personnes, ce qui me coupa l’envie d’uriner ! C’est là que je réalisai pleinement que je n’étais pas entouré d’êtres humains.

   « Cessez donc de faire du bruit, leur dis-je, j’ai besoin de dormir. Demain, je pourrai vous réciter un sutra et vous en retourner les bénéfices. Mais pour le moment, l’obèse qui occupe cette chambre doit fermer l’œil. »

  Je me glissai ensuite sous la couette, la tête dans l’oreiller à l’abri de les regards indiscrets, et lâchai par la même occasion quelques gaz dans l’espoir de faire fuir ces hôtes indésirables. Au reste, peu m’importait qu’ils fissent encore du bruit, s’ils respectaient mon sommeil. Résultat : je m’endormis très vite. Au petit matin, je ne sus dire si j’avais rêvé ou si c’était la réalité.

  Lorsque j’avais suivi le débat télévisé entre Sophia et le présentateur de l’émission, la description qu’avait faite la jeune femme des fantômes ressemblait considérablement à ce que j’avais vu moi-même. J’eus alors pitié de ceux que j’avais aperçus dans ma chambre, laissés là, apparemment dans un état d’ébriété avancé et quémandant quelque malheureuse nourriture. Qu’on se le dise : ce n’est pas par hasard que le bouddhisme, évoquant des fantômes, en parlent en termes d’esprits affamés. Pour moi, les fantômes sont une réalité, et les choses ne sont pas aussi simples que ce que qu’affirment les monothéismes divisant l’au-delà en un paradis et un enfer.

  Et qu’en est-il des chamans ? Dira-t-on qu’ils ne se développent que dans les pays superstitieux de l’Asie ? Tel est le point sur lequel nous allons à présent nous interroger.

 

La blonde Sophia

 

  J’habite dans la région parisienne. Un jour, le fils de mon voisin eut un accident et fut blessé à la hanche, en sorte qu’il ne parvint plus à marcher. Le pronostic de nombreux médecins fut bien sévère : l’enfant était condamné désormais à circuler en fauteuil roulant. On ne s’étonnera pas que sa famille en fût bouleversée.

  Peu après, ma voisine fit, par l’intermédiaire de l’une de ses amies, la connaissance d’une agricultrice qui s’adonnait au chamanisme. Elle décida d’appeler cette femme afin de savoir s’il était possible de remédier à la paralysie dont souffrait son fils. Le chamane lui apprit qu’elle était une personne des plus ordinaires, mais qu’il lui arrivait simplement de prier très régulièrement dans les champs, à tel point qu’il lui était venu une fois d’entendre des esprits s’adresser à elle. Par la suite, elle fut capable de voir et de communiquer avec un certain esprit, qui lui fit savoir qu’il était un ange (je ne me souviens plus du nom que portait cet « ange »).

  L’agricultrice ainsi échangea de longues réflexions au téléphone avec ma voisine, puis lui confia que, dans la soirée du lendemain, vers vingt-deux heures, l’ange passerait chez elle afin de déterminer ce qu’il pourrait faire pour son enfant. Le jour-même en apprenant cela, l’enfant déborda d’excitation. Bien évidemment, le moment venu, il ne vit personne. Lorsqu’il fut vingt-trois heures, il commença cependant à sentir la fatigue peser sur lui, puis une chaleur très agréable se diffuser entre sa ceinture et ses jambes, si agréable d’ailleurs qu’il s’endormit.

  Au matin, il se mit debout le plus naturellement du monde, sans d’abord se rendre compte que son handicap avait disparu. Mais très vite, il réalisa le changement et appela sa mère qui, en voyant ce petit garçon debout, manqua presque de défaillir. Il fallut, certes, au gamin quelques mois de rééducation, mais cela n’empêcha pas les médecins de crier au miracle. Cet enfant est aujourd’hui un adulte qui ne souffre point des séquelles de son accident.

  Ma voisine me conta cette extraordinaire histoire, et je lui dis à mon tour que je souhaiterais rencontrer ce chaman, dans l’éventualité où elle monterait en région parisienne. Ce qui arriva quelques temps après, puisque j’appris que l’agricultrice devait se rendre dans une église parisienne pour y donner une conférence gratuite. Je pris donc l’initiative de l’y rencontrer. Mes premières impressions furent positives : j’y vis quelqu’un de tout à fait honnête et qui ne craignait rien. Je me surpris même, en l’écoutant parler d’un ton fort assuré, à la prendre pour la Sophia française ! Elle avait ramené avec elles des pommes et du jus qu’elle partagea avec toutes les personnes qui étaient venues l’entendre. Elle avait également apporté avec elle plusieurs exemplaires d’un livre qu’elle avait écrit, afin de les vendre à bas prix à ceux qui seraient intéressés.

  Lors de sa conférence, cette dame évoqua surtout ses propres expériences, et les questions de l’auditoire portèrent essentiellement sur la voie qui mène au chamanisme. Elle lui précisa également que l’ange était présent à ses côtés. Une femme était venue avec son petit chien sur les genoux. La gueule de l’animal ne cessait de regarder à droite et à gauche. L’agricultrice nous expliqua qu’il suivait les mouvements de l’ange. Puis elle invita les auditeurs à poser des questions à l’ange, dont les réponses seraient recopiées ensuite sur une page de son livre. Nous prîmes, mon épouse et moi, la décision d’acheter chacun un exemplaire de son livre. Lorsque je vins demander à l’agricultrice de dédicacer mon exemplaire, elle avoua que l’ange avait beaucoup de choses à me révéler, en sorte que, devant moi, elle l’invita à parler plus lentement afin de pouvoir écrire ce qu’il lui disait. Ce fut une page entière qu’elle dut ainsi rédiger sous la dictée de l’esprit. Le livre proprement dit portait sur ce qu’il convenait de faire dans la vie, et insistait sur la nécessité de prier Dieu. Je le lus sans beaucoup me retrouver dans ces propos, dans la mesure où ils étaient assez éloignés de ce que je pensais alors. Après que je l’eus parcouru, je le déposai donc sur mon étagère et ne le reprit plus depuis, à tel point qu’au moment du déménagement je ne songeai pas même à le prendre avec moi, tant il avait peu d’importance à mes yeux.

  Il ne faudrait pas se figurer que les chamanes peuplent uniquement l’Asie : ils sont présents partout, tout comme d’ailleurs les esprits. D’aucuns croient que les esprits ne hantent que les forêts et les montagnes, et qu’ils évitent les villes, domaine réservé surtout aux vivants. Mais en vérité, il en va bien autrement : il est autant d’esprits dans la nature qu’en milieu urbain.

  Dans le vingtième volume de Dirgha Agama sutra, le Bouddha échangea quelques mots avec un moine et lui dit ces mots :

 

  Quel que soit le logis, un esprit au moins y habite. Dans les rues et les ruelles, dans les marchés, dans les montagnes… se trouvent des esprits. Sache-le, il n’existe point d’endroit où les esprits ne soient pas.

 

  Ainsi dit le Bouddha. Si, donc, il vous est arrivé de commettre quelque bêtise, ne vous imaginez pas que nul ne le saura, puisqu’il y a toujours, dissimulé dans l’invisible, quelque fantôme qui vous surveille ! Je ne veux pas ici vous effrayer, mais vous dire seulement ce qui est vrai. Que vous les voyiez ou non, les fantômes partagent votre quotidien, et s’il vous vient un jour d’en rencontrer, n’en soyez surtout nullement effrayé ! L’essentiel est d’apprendre à vivre en paix avec eux.

 

Prière pour protéger ses ancêtres

 

  Les sutras évoquent très fréquemment la question des fantômes. Le sutra qui parle de manière spécifique du bodhisattva Ksitigarbha s’ouvre sur la réunion d’innombrables esprits, auxquels se joignent ensuite les dieux célestes, pour écouter le Bouddha. Tous ces êtres, dit-on, ont au préalable reçu l’enseignement de Ksitigarbha. En d’autres termes, le bodhisattva Ksitigarbha vint en aide à un nombre incalculable d’esprits. Au reste, il n’était pas le seul. Le sutra précise aussi que bien d’autres bodhisattvas se réincarnèrent en tant que fantômes afin d’aider ceux qui étaient prisonniers de cet état.

  Il m’arrive souvent de parler du bouddhisme avec des amis sur le mode de l’humour, soulignant par exemple que, s’ils éprouvent de trop forts attachements et qu’ils répugnent au changement, ils risquent de devenir des esprits. Mais est-ce vraiment une blague ? Pas tout à fait. Si nous ne savons pas nous détacher de ce que nous possédons ou de notre famille, nous prenons un risque considérable de devenir des fantômes. Nous outrepasserons en effet, à cause de notre besoin de rester près de ce que nous aimons, la période durant laquelle nous disposons encore d’un bardo, et nous devrons ainsi fatalement devenir des esprits. Précisons toutefois que, si un fantôme, dans le cours de son existence, s’est exercé à la générosité, il jouira, dans son état de fantôme, d’une qualité de vie aisée et riche, au lieu que, s’il fut égoïste, sa vie sera des plus difficiles.

  La plupart des fantômes éprouvent de nombreux attachements, parce qu’ils ignorent l’origine première de la pensée. Cela leur cause naturellement bien des soucis, en particulier, l’attachement qu’ils ont pour le monde du désir leur est pesant. A titre d’exemple, certains fantômes demeurent dans la maison où ils vivaient, par attachement pour les lieux qui les ont vus grandir. Ils y restent cloitrés, enfermés dans les murs de leur souffrance.

  Ainsi, lorsque vous priez pour vos ancêtres et que vous en demandez la protection et la bénédiction, vous adoptez une attitude incohérente, dans la mesure où ces ancêtres, soit se sont réincarnés et ne peuvent donc plus vous entendre, soit sont restés des fantômes et, étant soumis à leurs attachements, sont bien incapables de vous protéger, quand ils ne peuvent se protéger eux-mêmes ! C’est pourquoi les véritables pratiquants bouddhistes ne convoquent jamais les ancêtres pour être protégés ou bénis. Tout au contraire, ils prient pour que les bénéfices de leur pratique profitent aussi aux fantômes, et, dans le but de les aider à se libérer et à renaître dans un environnement plus favorable, les invitent même à venir les écouter alors qu’ils expliquent les paroles du Bouddha. Ils souhaitent que tous les fantômes un jour atteignent l’illumination. Les pratiquants bouddhistes ne demandent point de bénédictions des ancêtres, mais ils leur accordent les leurs.

 

Les candidats à devenir des « fantômes affamés[1] »

 

  « Comment dissocier le bon karma du mauvais » est le nom d’un sutra dans lequel le Bouddha expose les dix actions qui ont pour conséquences une réincarnation en tant que fantôme, ou esprit affamé. En voici la liste :

 

1)     Faire un usage violent de son propre corps (viol, violence physique…).

2)     Faire un usage violent ou inapproprié de la parole (agresser verbalement les gens, mentir…).

3)     Avoir le projet de nuire à autrui ou d’utiliser les autres pour son seul profit personnel.

4)     Etre avare, refuser de s’exercer à la générosité.

5)     Diffuser un message en prétendant qu’il est de nature bouddhiste, alors qu’il est né d’une compréhension erronée du bouddhisme.

6)     Etre arrogant et immoral par rapport aux hommes de bien.

7)     Empêcher les autres de pratiquer la générosité.

8)     Ignorer délibérément les plus pauvres, ceux dont les besoins les plus fondamentaux ne sont pas satisfaits.

9)     Refuser de nourrir les moines bouddhistes quand l’occasion se présente.

10) Etre jaloux et tenter de détruire la réputation des autres.

 

  Si vous avez l’occasion de rencontrer des personnes exposées à l’une de ces dix attitudes, vous pourrez désormais prédire ce qu’elles deviendront à leur mort ! Au lieu de vous fâcher avec elles, préférez plutôt la compassion, car vous avez connaissance du triste avenir qu’elles se réservent. Il vaut mieux donc cultiver à leur endroit la compassion, et lorsque vous serez devenus de grands bodhisattvas, vous serez en mesure de les aider réellement à changer de comportement.

 

  Nous comprenons maintenant pourquoi les pratiquants bouddhistes ne vouent aucun culte aux esprits, ni même aux dieux célestes. Ces derniers, de toute façon, ne mangent pas ce qui leur est offert car ils ont déjà d’excellents fruits karmiques qui, non seulement ne rendent pas nécessaires les offrandes de nourriture, mais ne sont pas du tout de leur goût. Cela revient à offrir un kebab ou un panini médiocres à un gourmet accoutumé à manger dans un restaurant cinq étoiles. Si nous entrons dans un temple et que l’on nous demande de lui offrir de l’argent pour nous prémunir d’une catastrophe qui nous menace, je vous certifie que sous ce toit aucun bouddha ni aucun dieu céleste n’est adoré. Ce sont bien plutôt des esprits affamés qui y sont vénérés. Quittez-le donc à toutes jambes, si vous ne voulez pas voir autour de vous apparaître et se multiplier des problèmes !

  Souvent on dit qu’une seule parole suffit à irriter quelqu’un et que le Bouddha s’exaspère de voir que tel monastère possède un encens plus parfumé qu’un autre. C’est une idée absurde, dans la mesure où le Bouddha possède déjà toutes les bénédictions et tous les mérites possibles. Il n’a nul besoin d’encens, contrairement, en revanche, aux esprits affamés, qui s’en nourrissent. Laissez-moi donc terminer par vous révéler un petit secret : notre univers, jusqu’à ses frontières les plus reculées, est la terre du Bouddha, et il est capable de nous fournir tout ce dont nous avons besoin. Aussi l’encens ne lui est-il d’aucune utilité !

  J’espère que ce récit vous a fait comprendre mieux la nature et la vie des fantômes. Ne les craignez pas, éclairez-les plutôt de la lumière de votre charité. Merci de votre lecture. Amitofo.



[1] Fantôme qui éprouve assez d’attachements envers les objets, les lieux, les personnes de sa vie passée, pour refuser d’avancer, de passer à autre chose.

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