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Les rencontres sont comme des éclats de lumière Combien comprennent ce que renferme mon cœur

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 Les rencontres sont comme des éclats de lumière. Combien comprennent ce que renferme mon cœur ? Vincent est décédé en décembre 2021. Après les deux doses du vaccin dont il avait bénéficié, il se sentait fatigué. Le 23 décembre 2021, il informa, sur sa page Facebook, qu’il avait eu le covid. En dépit des doses qu’il avait reçues, il avait dû se confiner dans son appartement et avait lancé ces mots : « A l’année prochaine, si je ne suis pas mort d’ici là. » Ce ne fut que le premier janvier que des amis m’informèrent de son départ. Je n’arrivai d’abord pas à y croire. Je téléphonai donc à ses parents. Son père reconnut ma voix, mais, débordé par l’émotion qui le tétanisait, il fut incapable de parler. Ce fut finalement sa sœur Nathalie qui me raconta ce qui s’était passé…... Lorsque j’appris ce qui était arrivé, je pleurai beaucoup et eus toutes les peines du monde à y croire. Après la crémation, les cendres de Vincent furent ramenées chez ses parents. Sa sœur Nathalie m’a...

Frapper son adversaire : un geste imparfait qui est parfait

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  Frapper son adversaire : un geste imparfait qui est parfait J’ai passé une partie de mon enfance à Taïwan. Là-bas à l’époque si une personne avait un diplôme universitaire elle était très bien vue et considérée comme quelqu’un d’intelligent et de doué. Et si jamais ce n’était pas juste un diplôme universitaire mais un diplôme de doctorat obtenu en plus à l’étranger, cette personne et toute sa famille étaient extrêmement fiers : en effet, il n’était pas possible de faire mieux que cela. Tous les gens célèbres à Taïwan portaient un titre de docteur et, par conséquent, la société considérait tous les docteurs comme des gens qui avaient réussi leur vie et qui menaient une existence parfaite. Je me souviens que durant mon enfance exercer un métier intellectuel était considéré comme supérieur à l’exercice d’un métier manuel. Les gens pensaient que le mieux après un métier intellectuel était un métier dans l’agriculture ; ensuite venaient les ouvriers et en dernier lieu les commerça...

Puis-je partir avec toi ?

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  Puis-je partir avec toi ?     La plupart des gens s’effraient dès lors que leur sont racontées des récits mettant en scène des fantômes. Ils se les figurent occupant par exemple de grandes et austères demeures, ou bien ne vivant que dans les campagnes ou les forêts. D’aucuns croient encore qu’ils fuient les villes à cause du nombre d’êtres humains qui y vivent.   Quelle réponse le bouddhisme apporte-t-il à la question des fantômes ? Dans le chapitre XX du Dīrgha Āgama sutra , le Bouddha explique qu’il existe des fantômes dans toutes les habitations du monde, et dans les ruelles les plus étroites, et dans les marchés les plus animés. Ils sont partout, certains même dans les tissus, dans les objets les plus précieux, dans l’herbe, dans le tronc des arbres… Ceux-là sont de petite taille, généralement égoïstes et n’hésitent pas à nuire à autrui si cela peut satisfaire l’un de leurs intérêts personnels. Le Bouddha nous enseigne que les fantômes sont souv...

Si tu ne m’aimes pas, je t’aime, Et si je t’aime, prends garde à toi

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  Si tu ne m’aimes pas, je t’aime, Et si je t’aime, prends garde à toi   Nul ne peut réduire à soi la liberté de l’autre     Certaines personnes m’avaient interrogé, il y a quelques années, sur ce que dit le bouddhisme du sentiment amoureux. Pour être tout à fait honnête, si j’ai déjà vécu moi-même quelques aventures amoureuses, je me faisais systématiquement éconduire par les demoiselles que je convoitais. J’ai même divorcé un peu plus tard, si bien que les gens ordinaires pensaient que j’étais un perdant. Qui plus est, mon père me reprochait que, non content d’être un perdant aux yeux du monde, j’en demeurais encore satisfait. C’est pourquoi je ris de voir venir auprès de moi des gens qui souhaitent recueillir mes conseils au sujet des relations amoureuses. Et mon amusement se poursuit alors que j’écris cette petite histoire ! Ah ! Ah ! Ah !   Je pratique le bouddhisme et je reconnais que j’en suis un grand débutant, en sorte qu...

Les émotions sont des champignons

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  Les émotions sont des champignons     L’imperfection est perfection   En France vit une écrivaine taïwanaise, Susan [1] . Le dernier livre qu’elle a écrit n’a pas encore été publié, attendant d’abord que j’en fasse une relecture. Ce roman à la fois érotique et de caractère autobiographique, constitué d’une succession de courts récits sur les relations sentimentales et sexuelles que le personnage principal a avec différents hommes, en évoque avec détail les sentiments et la vie sexuelle. L’un de ces récits notamment a retenu mon attention. La protagoniste, une jeune et belle femme, tombe amoureuse d’un charmant garçon qui, à son tour, à l’instar de tous les hommes qui la croisent, s’en éprend après qu’elle a employé ses efforts à le séduire. Pourtant, chaque fois que ce garçon entreprend de coucher avec elle, quelque chose le retient, qu’elle ne comprend pas. Ainsi, par exemple, après avoir passé une nuit très agitée et alors qu’ils s’apprêtent à faire l’amo...

Tout est ta faute

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  Tout est ta faute        Qui veut entretenir de bonnes relations avec autrui doit mener un travail approfondi. Je ne connais pas un seul couple qui ne se soit jamais querellé. Nombreuses sont les personnes qui, ces dernières semaines, se sont adressées à moi pour se plaindre de leurs compagnons ou de leurs collègues. « Tout est sa faute », me disent-ils le plus souvent.  Lorsque, enfant, je participais à des compétitions d’arts martiaux, il m’arrivait de me demander si je pouvais venir me plaindre auprès de l’arbitre de ce que mon adversaire m’avait administré un coup que je jugeais inapproprié ou qu’il avait utilisé une technique qui m’était alors inconnue. Et je me demandais encore si j’avais le droit de me plaindre parce qu’il n’employait au combat que sa main gauche ou qu’il ne recourait qu’à un seul coup de pied. Etais-je même autorisé à demander à mon adversaire de demeurer immobile afin que, à l’abri désormais de toute possibili...