Attraper des voleurs la nuit du marché de Noël à l’école Steiner (Waldorf)
Attraper des voleurs la nuit
du marché de Noël à l’école Steiner (Waldorf)
Nous vivions dans
une petite ville en dehors de Paris, près de l'école Waldorf, et bien sûr nous
avions déménagé dans cette ville pour inscrire notre fils à l'école maternelle Waldorf.
Un jour, mes voisins, des lycéens de l'école Waldorf, sont venus frapper à ma porte le soir et m'ont demandé si je connaissais les arts martiaux chinois.
Ils voulaient
donc venir apprendre. Je leur ai enseigné gratuitement le kung-fu, les coups de
pied dans notre jardin. Plus tard, l'école Waldorf m'a prêté une salle de
classe et quelques professeurs sont venus apprendre. En même temps, j’ai
profité de cette situation pour leur parler des valeurs morales des arts
martiaux et de la juste manière de se comporter dans la vie. Ces jeunes étaient
très enthousiastes et désireux d’apprendre.
L’avenir dépend de
maintenant.
L'un des
étudiants a présenté un art martial chinois, une forme de boxe d’Arhat de Shaolin,
lors de la cérémonie de fin de scolarité. Il m'a remercié sur scène, les yeux
rouges, disant qu'il savait comment marcher sur le chemin de la vie. À ce
moment-là j’ai pensé que ce n’était pas la peine de me remercier, juste que
nous avions là l’occasion de nous rencontrer, et je souhaitais qu'il puisse
avoir une bonne et harmonieuse vie à l'avenir.
J'espère qu'à
l'avenir, ce jeune garçon sera capable à travers le kung-fu de maîtriser ses
pensées, et si ses pensées sont justes, son esprit sera libre de toute
angoisse, et il ne sera pas perturbé dans sa vie. Si son esprit est plus clair,
il pourra observer ses propres pensées. Il saura donc naturellement comment
traiter les autres, et son chemin dans la vie sera ainsi plus facile.
Je pense que le
plus difficile, dans la vie, c'est de s'entendre avec les autres. Vous ne
pouvez pas demander aux autres comment vous traiter, mais vous pouvez vous
demander comment traiter les autres.
En conséquence,
si vous savez comment vous entendre avec les gens, votre chemin sera de plus en
plus harmonieux. Le bouddhisme mahayana veut que chacun pratique les six
différents types de pratiques (paramitas). Le premier de ces six types est le
partage/générosité (Dana paramita), et savoir faire preuve de générosité, c'est
établir de bonnes relations avec les gens, c'est-à-dire savoir comment
s'entendre avec eux. Plus nous avons un bon karma avec les autres, plus le
chemin sera tranquille. D'un autre côté, si nous essayons de profiter des
autres, tout le monde voudra s'enfuir en nous voyant, et naturellement, votre
chemin deviendra de plus en plus étroit, n'est-ce pas ?
La présentation de
cet élève a rendu notre famille célèbre à l'école. J'ai toujours fait profil
bas en enseignant aux enfants de mes voisins, et ils ont débarqué un par un
sans publicité. Dans le passé, les autres enseignants et parents se
contentaient de saluer de la tête et de sourire lorsqu'ils venaient nous
rencontrer. Après la présentation de cet étudiant, de nombreuses personnes
venaient me serrer la main et me saluer chaleureusement, et je suis devenu parent
référent de l'école Waldorf pendant plusieurs années.
Le marché de Noël
de l'école Waldorf souffrait souvent de vols durant la nuit. Une fois, l'agent
de sécurité n'a pas pu venir, et le directeur a dit qu'après avoir discuté avec
les professeurs, ils pensaient tous que j'étais la meilleure personne pour ce
rôle. Comme ils savaient tous que j'étais un maître d’arts martiaux, le
directeur m'a demandé d'aider à la veillée ce soir-là.
J’étais conscient
du fait que le marché de Noël est destiné à offrir des subventions aux familles
qui n'ont pas les moyens de payer l'école, c'est pourquoi j’étais heureux
d'apporter mon aide gratuitement.
Cette nuit-là,
j'ai fait peur aux voleurs. J'ai les ai vus de loin, et j'ai levé mes huit
couteaux jumeaux pour les intimider. Mes couteaux jumeaux rayonnaient
froidement au clair de lune.
Je les ai vus
prendre la fuite en moto et je leur ai même dit de mettre leurs casques. J'ai
vu qu'ils étaient adolescents et qu'ils
ne savaient pas vraiment ce qu'ils faisaient.
Après cet
événement, j'ai passé cinq ans à aider l'école la veille de Noël, et j'étais
tellement épuisé que je m'endormais tout le temps au travail. Heureusement que
j'étais le chef du secteur de la recherche et du développement, car personne ne
me dérangeait. Bien que d'autres parents m’aient relayé, j'étais vraiment
fatigué et je ne pouvais pas le supporter. Plus tard, l'école a engagé un garde
de sécurité pour assurer à nouveau la surveillance.
J'ai apporté un sabre pour
surveiller dans la nuit.
L'un des parents
a mentionné la nécessité d'une surveillance au marché de Noël, principalement
parce que le gardien de sécurité était payé pour y passer la nuit et ne se
souciait pas du tout de l'école. L'année dernière, de nombreux vendeurs se sont
fait voler leurs marchandises. Quand ce dernier a fini de parler, tout le monde
m'a regardé et j'ai compris ce qu'il voulait dire. « Pas de problème, je
vais le refaire ». De toute façon, un pratiquant bouddhiste doit se
montrer toujours prêt à aider tous les êtres, n'est-ce pas ?
Certains parents
ont également entendu que je venais et m'ont proposé de venir aider à la
surveillance et discuter avec moi. C'était vraiment bien. Je pense que je vais
leur raconter de vraies histoires de fantômes sur la réincarnation pendant la
veillée nocturne. Ha, ha, ha, ha, ha, ha !
Alors, j'ai sorti
de chez moi quelques vieilles armes et je les ai polies. C'étaient des couteaux
non aiguisés que j'allais utiliser pour effrayer les gens.
Quand tout le
monde est parti, je me suis retrouvé avec quelques parents et un étudiant. Ils
ont installé les caméras de surveillance. J'ai pris un grand couteau et un
nunchaku pour vérifier les coins les plus sombres du site. Il était tard dans
la nuit, les visiteurs étaient partis et le froid du site de l'école Waldorf paraissait
très calme. Je me suis promené, en verrouillant les portes avant et arrière
tout en examinant les alentours.
Lorsque le
capteur détectait une image différente, il en informait nos téléphones
portables et nous envoyait l'image. Nous avions donc prévu de trouver un
endroit pour nous reposer et dormir, afin de ne pas avoir à patrouiller. Je
suis donc allé dans la salle des professeurs et je me suis reposé contre la
rangée de chauffage. Un corbeau et un chat sauvage ont déclenché le signal qui
fut envoyé sur nos téléphones portables, alors nous avons regardé l'écran et
nous avons communiqué par talkie-walkie. Vers quatre heures du matin, le
capteur a encore sonné sur nos téléphones portables, et cette fois, ce n'était
pas seulement un chat et un oiseau, mais bien des personnes.
L'image montrait
clairement trois personnes près de l'auditorium. Nous nous sommes alors parlé
par téléphone et j'ai pris mon grand couteau en me précipitant vers la sortie.
J'ai vu que les autres parents se précipitaient aussi. J'ai sorti mon grand
couteau et celui-ci a coupé l'air, il a fait un bruit assez aigu, mon couteau
était pointé vers ces voleurs et je leur ai crié de ne pas bouger. Ils ont
essayé de courir dans l'autre direction, mais à ce moment-là, d'autres parents
et étudiants se sont également dépêchés de venir de ce côté. Ils ont été
bloqués. Le couteau que j'ai sorti devant les voleurs a fait un grand bruit
dans l'air, je l’ai tenu au-dessus du cou de l'un d'eux et le lame a brillé
froidement au clair de lune. Son visage était pâle de peur.
Nous nous sommes
regardés avec un parent et je voulais que la police les emmène, mais ce parent m’a
dit qu'ils étaient encore jeunes et les a avertis de ne pas revenir. J'ai aussi
pointé un grand couteau vers eux, avec une lame clignotante, et j'ai dit que je
ne serais pas tendre si je les revoyais. J'ai pris le couteau et leur ai dit de
partir de là d'où ils venaient, et je les ai regardés partir par-dessus le mur,
les ayant avertis à nouveau de ne plus revenir.
Cette fois, le
téléphone a signalé à plusieurs reprises qu'il y avait un intrus, j'ai vu
l'intrus sur l'écran et c'était nous, ha, ha, ha, ha, ha, ha !
Il faisait vraiment trop froid. J'ai proposé
du thé chaud pour boire avec un des parents. Je suis retourné auprès du chauffage
pour me reposer ensuite. Cette nuit-là, il faisait très froid.
Le karaté n'est pas une discipline à mains vides, mais les voleurs, eux,
sont partis les mains vides !
L'année dernière,
j'ai de nouveau été invité à la veillée école, et cette fois on m'a dit qu'un
parent, qui est un professeur de karaté, viendrait également à la veillée.
J'étais heureux
qu'un passionné d'arts martiaux vienne à la surveillance avec moi. Je
connaissais ce parent depuis longtemps, nous nous étions rencontrés à plusieurs
reprises à l'école et nous nous étions souri en faisant un signe de tête
amical. Ce soir-là, j'ai dîné avec ce professeur de karaté et nous avons
commencé à parler. Il étudiait le karaté depuis son enfance, et il était allé
au Japon à de nombreuses reprises. En fait, ce professeur savait aussi que le
karaté空手道 (mains
vides) original s'appelait [唐手道en Chinois : Tang-Sou-Dao (mains Chinoises)], qui est dérivé du style
Shaolin du sud, et bien sûr [唐] signifie Chinois. Je lui ai demandé : « Vous avez beaucoup d'armes
au karaté, n'est-ce pas ? » Il a admis également qu'il avait apporté ses deux
nunchakus pour surveiller cette nuit-là. J'ai ri et j'ai demandé : « Alors
pourquoi l'appelez-vous karaté (mains vides)? Elle devrait s'appeler "mains
armées" ? »
Je lui ai dit que
j'avais appris qu’à l'origine « Karaté » voulait dire « 唐手 » littéralement mains Chinoises, et
que le grand maître, Funakoshi Gichin, avait plus tard remplacé le mot 唐 (chinois) d'après le mot 空 (la nature est vide) qui se trouve dans
le Soutra du Cœur. La prononciation japonaise de "唐手"(mains Chinois) et空手 (mains vides) sont identiques.
Je lui ai
simplement dit : "Qu'est-ce que c’est le Karaté-do ?"
La main ("手") signifie "méthode",
c'est-à-dire la méthode de pratique pour trouver cette nature qui est vide,
parce que cette nature est le vrai moi, le vrai cœur, elle est la vraie
essence du Bouddha. Elle n'est jamais née et n'est jamais détruite, elle ne
connaît pas de va-et-vient, elle est vraie la nature de Bouddha, le vrai cœur,
comme l'a dit Bouddha : « Tout est impermanent, sauf elle, qui est
toujours éternelle. »
Si un pratiquant parvient
à prouver son existence, dans bouddhisme Chan (zen) on dit que cette personne a
atteint l’illumination. C'est pourquoi le mot karaté (sa nature est vide空, main=méthode手, chemin道), ne signifie pas mains
vides (sans armes).
J'ai vu que ses
yeux semblaient avoir compris, j’ai décidé d'expliquer à nouveau avec d’autres
termes : Initialement, la pratique du bouddhisme consistait à découvrir le
vrai moi et à se fonder ensuite, pour agir dans la vie, sur ce véritable cœur qui
n'est jamais né et n'est jamais détruit. Une fois illuminé, naturellement, dans
les situations même les plus difficiles pour vous, vous saurez que votre
véritable cœur est pur et immobile, et vous n'aurez pas peur, donc partout où
vous irez, vous pourrez voir le ciel bleu (calme et tranquillité) devant vous, votre esprit clair et pur est libre de tout
obstacle !
Et il a dit : « Bien
! C'est exact ! Mon maître japonais nous a également dit d'apprendre à fixer notre
esprit afin que nous puissions être calmes et faire face à toute situation. »
Je sais que
beaucoup de gens ont mal compris, car l'inactivité n'est pas l'inactivité de
l'esprit conscient. Le but n’est pas ici de faire le vide dans sa tête, de
cesser toute pensée. En réalité, cette pratique de cessation de pensée n'est
pas une pratique bouddhiste Chan (Zen), mais une pratique trompeuse, il n’y a
aucune sagesse à être inactif. Le vrai but est d’être capable de faire
introspection de sa propre pensée pour ne pas être perturbé par les
attachements et ainsi atteindre la sagesse de la libération. Mais je ne pouvais
pas l'expliquer clairement en peu de mots, alors j'ai changé de sujet et je lui
ai parlé de l'utilisation des armes.
Après avoir fini
de manger, nous avons commencé à patrouiller et quand tout le monde quitta
l'école, je suis allé jeter un coup d'œil aux alentours. J'étais sur le point
de fermer la porte et j'ai vu trois jeunes hommes qui se trouvaient à
l'extérieur au panneau du bus en regardant la porte de l'école. Tous les trois
étaient très louches. L'un d'eux semblait être l’un des jeunes hommes que j'avais
mis dehors l'année dernière.
Le Bouddha veut aussi calmer
les démons !
Le professeur de
karaté s'est approché de la porte.
J'ai dit tout
haut : « N'avez-vous pas dit que vous vouliez voir comment nous utilisons
le n Nunchaku à 3 branches ? »
J'ai commencé à
jouer avec le nunchaku à trois branches, et je le pointais partout, et les
petites pierres sur le sol rebondissaient. Ensuite, j'ai dit à voix haute à mon
ami professeur de karaté : « S'il y a des voleurs cette année, je leur
casserai les orteils avec mon nunchaku ! Je vais les rendre incapables de
marcher et voir s'ils osent encore être des voleurs. »
Après cela, j'ai
regardé ces trois jeunes hommes avec colère. J'ai vu qu'ils n'osaient pas me
regarder et qu'ils avaient la tête baissée.
Je savais que
cela avait un effet dissuasif. Dès que la porte a été fermée, j'ai vu par le
trou de la serrure qu'ils étaient partis tous les trois.
Il est certain
que nous n'avons pas rencontré de voleurs cette nuit-là. Et j'ai eu beaucoup de
plaisir à discuter avec ce professeur de Karaté, du kung-fu externe au kung-fu
interne. Et bien sûr, nous avons passé un bon moment à échanger nos avis !
Une semaine plus
tard, le dimanche matin, j'enseignais le Kung-Fu à l'école et ce professeur de
Karaté est venu avec son fils. Il m'a demandé si je pouvais prendre son fils
comme élève. J’ai accepté avec plaisir.
Voici le résumé
de l'histoire de la surveillance.
AMITOFO
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